Conférence de presse du président Kennedy - Histoire

Conférence de presse du président Kennedy - Histoire


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Conférence de presse 8 mai 1963

LE PRESIDENT : Bonjour. Je suis heureux de constater les progrès dans les efforts déployés par les citoyens blancs et noirs pour mettre fin à une situation horrible à Birmingham, en Alabama. Depuis que j'assume la présidence, j'ai clairement indiqué que j'utiliserais tous les moyens disponibles pour protéger les droits de l'homme et faire respecter la loi du pays. Par la médiation et la persuasion et, lorsque cet effort a échoué, par des poursuites et des actions en justice, nous avons tenté d'assumer nos responsabilités dans ce domaine des plus difficiles où les ordonnances de la Cour fédérale ont été contournées, ignorées ou violées. Nous avons engagé tous les pouvoirs du gouvernement fédéral pour assurer le respect et l'obéissance des décisions des tribunaux et de la loi du pays.

Dans la ville de Birmingham, le ministère de la Justice a lancé il y a quelque temps une enquête sur la discrimination électorale. Il a soutenu devant la Cour suprême une attaque contre les ordonnances de ségrégation de la ville. Nous avons, en outre, surveillé la controverse actuelle, pour détecter toute violation des droits civils fédéraux ou d'autres statuts. En l'absence d'une telle violation ou de toute autre juridiction fédérale, nos efforts ont été concentrés sur le rapprochement des deux parties pour régler de manière pacifique les abus très réels trop longtemps infligés aux citoyens noirs de cette communauté.

Le procureur général adjoint Burke Marshall, représentant le procureur général et moi-même sur les lieux, a fait tous les efforts possibles pour arrêter un spectacle qui portait gravement atteinte à la réputation de Birmingham et du pays. Aujourd'hui, grâce aux efforts responsables de la part des dirigeants blancs et noirs au cours des dernières 72 heures, la communauté des affaires de Birmingham a répondu de manière constructive et louable et a promis que des mesures substantielles commenceraient à répondre aux besoins légitimes de la communauté nègre.

Les dirigeants noirs ont annoncé la suspension de leurs manifestations, et lorsque le maire nouvellement élu qui a indiqué son désir de résoudre ces problèmes prend ses fonctions, la ville de Birmingham s'est engagée de tout cœur à poursuivre les progrès dans ce domaine.

S'il reste beaucoup à régler avant que la situation puisse être qualifiée de satisfaisante, on peut espérer que les tensions s'apaiseront et que cette histoire de cas qui n'a jusqu'à présent évité que de peu la violence généralisée et les décès rappellera à chaque État, à chaque communauté et à chaque citoyen combien il est urgent c'est que toutes les entraves à l'égalité des chances et de traitement soient levées le plus rapidement possible.

J'exhorte les dirigeants locaux de Birmingham, blancs et noirs, à poursuivre leurs efforts constructifs et coopératifs.

QUESTION : Monsieur le Président, dans le contexte ou la possibilité que des problèmes similaires se développent dans d'autres villes du Sud, je me demande si vous pourriez nous dire comment vous considérez les techniques qui ont été utilisées ces derniers jours à Birmingham de part et d'autre, les chiens et les lances à incendie utilisé par un côté, et l'utilisation d'écoliers et de manifestants de l'autre côté ?

LE PRESIDENT. — Je pense que ce qui nous intéresse maintenant, c'est de voir la situation se régler pacifiquement dans les prochaines 12, 24 heures. Je pense que toutes nos déclarations devraient être consacrées à cette fin. De toute évidence, comme mes propos l'ont indiqué, la situation à Birmingham portait atteinte à la réputation de Birmingham et des États-Unis. Il me semble que la meilleure façon d'éviter ce genre de dommages, qui sont très graves, est de prendre, à terme, des mesures pour assurer l'égalité de traitement à tous nos concitoyens. C'est le meilleur remède dans ce cas et dans d'autres cas.

QUESTION : Monsieur le Président, voyez-vous un espoir que Birmingham serve de modèle pour une solution dans d'autres communautés confrontées à des problèmes similaires ?

LE PRESIDENT : Il faudra voir ce qui se passe à Birmingham dans les prochains jours.

QUESTION : Monsieur le Président, considérez-vous que la situation au Moyen-Orient, l'équilibre des pouvoirs là-bas, ont été modifiés à la suite des récents développements, et quelle est la politique américaine vis-à-vis de la sécurité d'Israël et de la Jordanie au cas où ils seraient menacé ?

LE PRESIDENT : Je ne pense pas que l'équilibre des forces militaires ait été modifié au Moyen-Orient ces derniers jours. De toute évidence, il y a des changements politiques au Moyen-Orient qui ne présentent toujours pas de schéma précis et sur lesquels nous ne sommes pas en mesure de porter un jugement définitif. Les États-Unis soutiennent le progrès social, économique et politique au Moyen-Orient. Nous soutenons la sécurité d'Israël et de ses voisins. Nous cherchons à limiter la course aux armements au Proche-Orient qui prend évidemment les ressources d'une zone déjà pauvre, et les met dans une course croissante qui n'apporte pas vraiment une grande sécurité.

Nous nous opposons fermement à l'usage de la force ou à la menace de la force au Proche-Orient, et nous cherchons également à limiter la propagation du communisme au Moyen-Orient qui, bien sûr, détruirait l'indépendance du peuple. Ce gouvernement a été et reste aussi fermement opposé au recours à la force ou à la menace de la force au Proche-Orient. En cas d'agression ou de préparation à une agression, qu'elle soit directe ou indirecte, nous soutiendrons les mesures appropriées aux Nations Unies, adopterons nous-mêmes d'autres voies d'action pour prévenir ou faire cesser une telle agression, qui, bien entendu, a C'est la politique que les États-Unis ont suivie pendant un certain temps.

QUESTION : Monsieur le Président, une commission proposée pour élaborer une législation sur le statut futur de Porto Rico se compose de 12 membres, quatre seraient du Congrès et quatre seraient nommés par vous, et les quatre autres par le gouverneur de Porto Rico. Les républicains se plaignent qu'il ne devrait y avoir dans le comité que des membres du Congrès et de la législature portoricaine, et je me demandais quels étaient vos propres sentiments à ce sujet.

LE PRESIDENT : Parlez-vous de la commission qui serait mise en place par les Portoricains ?

QUESTION : Cela a été introduit au Congrès.

LE PRÉSIDENT : Oh, par le membre du Congrès Aspinall ?

QUESTION : Oui, les 12 hommes.

LE PRESIDENT : Oui. Nous allons jeter un œil à cela. Il me semble que la proposition du membre du Congrès Aspinall pourrait être utile pour préciser les alternatives avant les Portoricains. Nous devrons porter un jugement définitif à ce sujet plus tard, mais je pense que cela offre une base de réflexion, mais je ne peux pas encore vous donner une position définitive du gouvernement des États-Unis à ce sujet pour le moment.

QUESTION : Monsieur le Président, dans la crise de l'Alabama à Birmingham, selon votre interprétation des pouvoirs de la Présidence, y avait-il un pouvoir que vous possédiez soit par la loi soit par la Constitution que vous avez choisi de ne pas invoquer ou avez-vous utilisé vos pouvoirs dans votre vue au maximum dans cette polémique ?

LE PRESIDENT: Il n'y a pas de loi fédérale qui a été impliquée ces derniers jours à Birmingham, Alabama. J'ai indiqué les domaines où le gouvernement fédéral était intervenu à Birmingham, la question du vote, la question de l'éducation et d'autres questions. Sur la question précise des défilés, cela n'impliquait pas une loi fédérale.

QUESTION : Monsieur le Président, deux étudiants noirs...

LE PRÉSIDENT : Comme je l'ai indiqué dans ma réponse, et c'est la raison pour laquelle M. Marshall procède comme il l'a fait, nous n'avons pas eu, par exemple, une action en justice comme nous l'avons eu dans d'autres cas où il y avait eu un statut en cause.

QUESTION : Deux étudiants noirs envisagent apparemment de faire une demande d'admission cet été dans la branche de Huntsville de l'Université de l'Alabama, et le gouverneur de l'Alabama a déclaré qu'il interdirait physiquement leur entrée. L'Administration peut-elle faire quelque chose pour éviter cette collision ?

LE PRÉSIDENT. — Nous espérons que la décision du tribunal sera exécutée, et c'est notre point de vue constant, d'une manière qui maintient l'ordre public. Ceci, bien sûr, implique le gouvernement fédéral, car il s'agit d'une loi fédérale. Mais nous espérons que tous suivront les préceptes du tribunal, qu'ils soient d'accord avec eux ou non, et que la loi et l'ordre soient maintenus par les autorités locales et que tous ceux qui ont une responsabilité en vertu d'une constitution locale ou d'un État pour le maintien de l'ordre public répondrait à leurs responsabilités. C'est une question, bien sûr, comme je l'ai dit, qui concerne le gouvernement fédéral.

QUESTION : Monsieur, le fait que l'amiral Anderson n'ait pas été retenu en tant que chef des opérations navales a été écrit de manière à impliquer qu'il n'a pas répondu à vos attentes en tant que chef de la marine, qu'il aurait pu résister à la réorganisation. plans, qu'il s'est opposé au secrétaire à la Défense McNamara sur TFX, et d'autres choses que vous connaissez probablement. Est-il vrai qu'il n'a pas été retenu comme une sorte d'avertissement aux autres membres de la Marine pour qu'ils s'alignent avec le secrétaire et vous-même ?

LE PRÉSIDENT. — Non, ce n'est pas la raison. En fait, l'amiral Anderson va continuer à servir le gouvernement des États-Unis. Je suis très heureux qu'il l'ait fait. J'ai parlé avec lui aujourd'hui et il a accepté d'accepter un, de continuer à servir le gouvernement des États-Unis dans un poste de haute responsabilité. Alors bien évidemment, les raisons, si je n'avais pas la plus grande confiance en lui je ne voudrais pas qu'il continue.

QUESTION : Pourriez-vous nous dire à quel poste, monsieur, il servira ?

LE PRESIDENT : D'accord. Il reste, bien sûr, chef de la Marine jusqu'en août et donc, à un moment opportun cet été, nous ferons une annonce. Il a accepté de continuer à servir et je suis ravi car je pense qu'il sera un excellent ajout au gouvernement dans ce nouveau poste qui demande beaucoup de compétences, qui demande beaucoup de dévouement, et auquel je nommerais quelqu'un pour qui je n'avais qu'une haute estime.

QUESTION : Monsieur le Président, compte tenu des relations tendues qui ont existé avec l'ancien gouvernement canadien, seriez-vous prêt à partager avec nous une discussion sur les objectifs de votre rencontre avec le premier ministre Pearson à Hyannis Port ?

LE PRESIDENT : Je pense que l'objectif central est de passer en revue tous les domaines, qui concernent les intérêts communs de notre pays, la défense, le commerce, les différents sujets de préoccupation que sont la répartition des ressources naturelles, les flux d'investissement, et tous les repos, qui préoccupent soit le Canada, soit les États-Unis. En tant que voisins proches, nous avons tout un éventail d'intérêts et de problèmes en commun et j'ai hâte de tous les passer en revue avec le premier ministre. Nous couvrirons donc, je pense, tout le secteur riverain.

QUESTION : Monsieur le Président, dans le parc le plus important de Londres, Grosvenor Square, que vous connaissez bien, il y a une statue du Président Franklin D. Roosevelt. Connaissez-vous un projet pour nous d'ériger ici une statue de Winston Churchill, notre citoyen d'honneur le plus honoré ?

LE PRÉSIDENT. — Non, je n'en connais aucun, bien qu'il me semble que l'action que le Congrès a prise à une écrasante majorité, la cérémonie à laquelle vous avez assisté, est peut-être vraiment la meilleure indication de notre ferme soutien à son égard.

QUESTION : Les Américains qui vont à Londres y vont toujours, et chaque fois que les Britanniques déposent de petits hommages et des couronnes, et il me semble que nous devrions en avoir un ici.

LE PRÉSIDENT. — Eh bien, il est toujours très présent avec nous, et je pense que nous devrions déposer notre gerbe à ses pieds. (Rire)

QUESTION : Monsieur le Président, vous vous êtes déjà prononcé contre les dangers de la soi-disant droite radicale en politique. Pourriez-vous mettre à jour ces observations aujourd'hui, compte tenu du fait qu'une dizaine d'États, influencés en partie par des groupes extrémistes, ont donné des degrés divers d'approbation à une législation qui changerait la forme de l'amendement de la Constitution fédérale, et saperait les pouvoirs également de la Cour suprême.

LE PRESIDENT : Il m'a toujours semblé remarquable que ces personnes et organisations fondées pour défendre la Constitution cherchent à la changer, et en particulier à la changer d'une manière aussi fondamentale, soit pour affecter le pouvoir du Congrès, modifier la Constitution et imposer des restrictions sévères au Congrès, qui après tout représente le peuple le plus directement, ou affecter le pouvoir de la Cour suprême, qui est l'une des protections les plus importantes des droits individuels, et l'une des plus importantes garanties dont nous disposons pour un règlement à l'amiable des différends, et qui, après tout, est devenu une partie si importante de notre développement constitutionnel américain sous la direction d'un Américain qui est généralement salué, M. John Marshall. Je pense donc que les efforts n'aboutiront à rien, et je serai heureux qu'ils ne le fassent pas.

QUESTION : Monsieur le Président, quelles conclusions, le cas échéant, avez-vous tirées des récentes discussions à Moscou entre le sous-secrétaire Harriman et le président Khrouchtchev, et entre l'ambassadeur Kohler et le président Khrouchtchev ?

LE PRÉSIDENT. — La conversation entre le gouverneur Harriman et M. Khrouchtchev portait sur le maintien de l'accord de Genève et aussi de Vienne selon lequel le Laos devait être neutre et indépendant. M. Khrouchtchev, lors de la visite de M. Harriman, a réaffirmé son attachement à un Laos neutre et indépendant. Mais c'était à Moscou et maintenant cet engagement, nous l'espérons, sera mis en œuvre sur la Plaine des Jarres. A l'évidence, l'attaque d'il y a quelques jours contre les hélicoptères de la CPI, action menée par le Pathet Lao, indique qu'ils ne respectent pas à l'heure actuelle cet engagement.

J'espère que le Président pourra les convaincre que c'est dans l'intérêt à long terme de tous les intéressés, et plus particulièrement du peuple du Laos et de la paix dans la région. Il va donc falloir attendre pour voir si cela se produit. Maintenant, M. Kohler n'a eu aucune conversation directe, sauf pour transmettre un message au président concernant les tests.

QUESTION : Monsieur le Président, de retour au sujet des conseillers présidentiels, le membre du Congrès Baring du Nevada, un démocrate, a dit que vous feriez bien mieux si vous vous débarrassiez de certains des vôtres, et il a nommé Bowles, Ball, Bell, Bunch et Sylvester. .

LE PRÉSIDENT: Il a un penchant pour l'allitération dans les B, et je n'ajouterais pas le membre du Congrès Baring à cette liste, car j'ai une haute estime pour lui et pour les messieurs qu'il a nommés. Mais les membres du Congrès conseillent toujours aux présidents de se débarrasser des conseillers présidentiels. C'est l'un des fils conducteurs les plus constants de l'histoire américaine et les présidents n'y prêtent généralement pas attention ni dans ce cas.

QUESTION : Revenant au sujet du Viet-Nam, pourriez-vous nous expliquer, monsieur, pourquoi nous nous sommes engagés militairement au Viet-Nam, mais ne nous sommes pas engagés militairement au Laos, dépendant plutôt de ce gouvernement neutraliste ?

LE PRESIDENT. — Parce que les situations sont différentes ; c'est pourquoi le remède a été différent. Nous sommes attachés depuis de nombreuses années à l'intégrité du Sud Viet-Nam. Nous sommes soucieux de maintenir la neutralité du Laos. Il n'est peut-être pas possible de le faire et il peut être nécessaire de chercher d'autres remèdes, mais nous avons adopté ce que nous considérions être, compte tenu de la géographie, de l'histoire, de la nature de la menace et des solutions ultimes, nous avons adopté pour chaque pays ce que nous avons considéré comme la meilleure stratégie, et nous allons

dois attendre et voir ce qui se passe sur eux.

QUESTION : Monsieur le Président, estimez-vous que l'OEA devrait appliquer des sanctions diplomatiques ou économiques contre le régime Duvalier ?

LE PRESIDENT : Je pense qu'il faut attendre que le groupe de maintien de la paix qui vient de sortir avec de nouvelles instructions de l'OEA, qui sont plus larges que les précédentes, je pense qu'il faut attendre et voir ce qu'ils sont capables de faire en les deux, trois ou quatre jours suivants.

QUESTION : Avez-vous le sentiment que l'OEA devrait prendre d'autres mesures qu'elle ne l'a fait ?

LE PRESIDENT: Je pense que l'action de l'OEA à l'heure actuelle est la bonne, et je pense qu'il est très important que nous procédions en compagnie de l'OEA et, par conséquent, je soutiens l'action que l'OEA a entreprise dans la mise en place de ce mécanisme de paix .

QUESTION : Monsieur, il y a eu beaucoup de discussions sur ce prochain référendum sur le blé. Les opposants ont suggéré que si les agriculteurs rejetaient le plan de contrôle, une législation de remplacement pourrait être adoptée. Les porte-parole de votre administration et les dirigeants du Congrès ont déclaré qu'ils s'y opposaient. Je me demande si vous pourriez nous dire si l'Administration non seulement ne soutiendrait pas une nouvelle législation, mais si vous vous opposeriez à l'adoption d'un substitut ?

LE PRÉSIDENT : Je suis sûr qu'il n'y aurait pas de nouvelle législation, parce que le fait est que cette législation a été adoptée par le vote le plus proche. La législation sur les céréales fourragères a été adoptée au Sénat par le plus proche des votes. Nous n'avons pas obtenu de consensus sur la législation laitière. Nous n'avons pas de consensus aujourd'hui sur la législation cotonnière. Nous n'avons peut-être pas de facture de coton.

Il y a une telle division entre les groupes agricoles eux-mêmes, ainsi qu'entre ceux des groupes non agricoles du Congrès, que je ne pense pas que vous puissiez obtenir une majorité. Si ce projet de loi est rejeté, je ne pense pas que vous puissiez obtenir une majorité à la Chambre et au Sénat.

Il ne s'agit pas de ne pas vouloir faire de notre mieux, mais cela nous a semblé la meilleure proposition. Les agriculteurs peuvent voter pour ou contre. Je pense que ceux qui suggèrent que si cela est rejeté, un nouveau projet de loi sera présenté, je pense qu'ils induisent les agriculteurs en erreur, et je ne pense pas que vous verrez un nouveau projet de loi cette année, parce que je ne pense pas que il y a un accord là-dessus. S'ils examinent le bilan des deux dernières années et constatent le nombre limité - au cours des cinq ou dix dernières années - du nombre limité de projets de loi sur l'agriculture qui ont été adoptés, ils arriveront à la même conclusion que le président de la commission de l'agriculture de la Chambre et le président de la commission sénatoriale de l'agriculture est venu, ainsi que le secrétaire à l'Agriculture, qu'il ne peut pas y avoir de nouveau projet de loi parce qu'il n'y a pas d'accord général sur ce que devrait être ce nouveau projet de loi et cela représente donc le choix qui les agriculteurs seront confrontés cette année. Je pense qu'ils devraient juger sur cela, et non sur l'espoir qu'un nouveau projet de loi viendra qui résoudra tous les problèmes là-bas. Il n'y a rien de tel dans les ailes.

QUESTION : Monsieur le Président, pour essayer d'améliorer les relations raciales dans une atmosphère de non-crise, dimanche dernier, selon l'UPI, 160 familles de Knoxville, Tennessee, blanches et noires se sont rendues chez elles. Pensez-vous qu'il serait dans l'intérêt public d'utiliser le prestige de votre fonction pour encourager des projets similaires soutenus par l'église et la société civile à l'échelle nationale ?

LE PRÉSIDENT : Je pense que ce serait très utile, et vous pouvez commencer ici même à Washington, DC, où cela est grandement nécessaire, et tous les groupes, me semble-t-il, peuvent se permettre non seulement de se préoccuper, comme ils le font, de Birmingham, mais aussi d'examiner leur propre vie et leurs propres habitudes alimentaires, et tout le reste, pour voir s'ils sont à la hauteur de l'esprit que vous avez exprimé dans votre question.

QUESTION : Monsieur, pensez-vous qu'un programme de réduction d'impôts qui ne profite pas directement aux personnes à faible revenu développera suffisamment les demandes des consommateurs, stimulera l'économie et surmontera le chômage, comme vous le souhaitez ?

LE PRESIDENT : Est-ce que je pense que oui ?

QUESTION : Oui.

LE PRÉSIDENT : La réduction totale d'impôts telle qu'estimée récemment par le Comité mixte sur le rapport économique fournirait une stimulation de près de 40 milliards de dollars à l'économie. Cela aurait un grand effet sur l'emploi et la sécurité de l'emploi, ainsi, bien sûr, car cela allégerait le fardeau fiscal de ceux de toutes les classes, mais dans la classification inférieure, cela équivaut à une réduction de près de 40 pour cent. Nous avons essayé de trouver un équilibre. L'effet global, bien sûr, est ce que nous examinons le plus, et une augmentation de 40 milliards de dollars de l'économie, je pense, entraînerait une réduction substantielle du chômage et une augmentation substantielle du bien-être économique.

QUESTION : Puis-je demander si le Comité Ford, le comité des hommes d'affaires sur les réductions d'impôts, a un programme qui rencontre votre approbation ?

LE PRESIDENT. — Comme je l'ai dit à l'époque, je suis en désaccord avec certaines de leurs propositions. Ils ne sont pas d'accord avec le volet réforme de notre projet de loi, mais ils sont en faveur d'une baisse d'impôt du même montant que nous. Il y a cependant une exception sur les réformes. C'est une question sur laquelle bon nombre de membres du Congrès et de citoyens ne sont pas d'accord, mais le point central est qu'ils sont en faveur de la réduction d'impôt de 10-1/2 milliards de dollars à laquelle je suis favorable. Ils le redistribueraient un peu différemment, mais ils ont leur point de vue et j'ai le mien. Mais nous sommes favorables et partageons la nécessité d'une baisse d'impôts pour l'économie.

QUESTION : Monsieur, depuis que vous avez autorisé la télédiffusion des conférences de presse, une grande attention a été accordée aux petites choses qui se produisent, en particulier dans les bureaux à domicile et les journaux. Pourriez-vous nous faire gagner quelques heures de travail ce soir et expliquer ce que fait le Band-Aid sur votre main gauche ?

LE PRESIDENT : Je me suis coupé le doigt en coupant du pain, aussi incroyable que cela puisse paraître.

QUESTION : Monsieur le Président, au vu du rapport Clay, pensez-vous que le projet d'aciérie de Vocari en Inde devrait être rejeté au motif du public contre le privé ?

LE PRESIDENT: Non. Il y a un tel besoin d'acier qui va être non comblé et à condition que ce soit un projet efficace, je pense que nous pourrions aider s'il répond aux besoins de l'économie de l'Inde. Je dois dire que je ne saisis pas bien la logique de ceux qui s'opposent avec tant de véhémence à ce projet si nécessaire de ne pas prendre possession d'une aciérie déjà construite mais d'en construire une. Il y a donc une distinction importante. En même temps, alors que nous prêtons des centaines de millions de dollars au Canada pour participer à la nationalisation des lumières électriques au Québec-- afin de--des entreprises privées. C'est un stimulus qui va augmenter, toutes les preuves qu'il n'augmentera pas à moins que les États-Unis ne s'y joignent. Les Soviétiques... Je pense que nous devrions le faire. Je pense que nous devrions le faire. Maintenant, le Congrès peut avoir d'autres points de vue. Je pense que ce serait une grande erreur de ne pas construire. L'Inde a besoin de cet acier.

QUESTION : Monsieur le Président, sur la question de l'interdiction des essais, êtes-vous… vous joignez-vous à ce qui semble être le sentiment général que les perspectives d'une interdiction des essais en ce moment sont nulles ? Que l'atmosphère de Moscou est si froide, ou y a-t-il quelque chose dans votre correspondance privée avec le président Khrouchtchev, qui vous donnera un peu d'espoir ?

LE PRESIDENT : Non, je n'ai pas d'espoir. Je n'ai pas d'espoir. Il ne semble pas y avoir de mouvement depuis décembre sur l'offre de deux ou trois que les Soviétiques ont faite. Nous avons essayé de voir s'ils changeront ce chiffre. Nous avons, comme vous le savez, réduit nos exigences. Nous avons indiqué notre volonté de poursuivre les négociations. Nous avons essayé d'obtenir un accord sur tout le reste, puis nous sommes arrivés à la question du nombre d'inspections, mais nous n'avons pas pu l'obtenir. Donc je dirais que je n'ai pas du tout espoir.

QUESTION : Pensez-vous que nous aurons une autre série de tests par l'Union soviétique ?

LE PRÉSIDENT : Je pense que si nous n'obtenons pas d'accord, c'est ce qui arriverait. Je pense que ce serait - personnellement, je pense que ce serait un grand désastre pour les intérêts de toutes les personnes concernées. Si nous n'obtenons pas d'accord cette année, ils en ont presque eu un en 1958 et 1959, du moins rétrospectivement, il semble que cela aurait été possible. Nous pensions peut-être que nous nous y dirigions en décembre, maintenant nous semblons nous en éloigner. Si nous ne l'obtenons pas maintenant, je penserais généralement que le génie est peut-être sorti de la bouteille et que nous ne le ferons plus jamais revenir.

QUESTION : Sur la question de l'amélioration des relations raciales aux États-Unis, pensez-vous qu'une discussion au coin du feu sur les droits civils servirait un objectif constructif ?

LE PRÉSIDENT : Eh bien, peut-être. Si je le pensais, j'en donnerais un. Nous avons essayé d'utiliser tout - ce qui se passe, c'est que nous nous déplaçons situation par situation. Bien évidemment, toutes ces situations comportent des dangers. Nous n'avons pas encore de règlement à Birmingham. J'ai tenté d'exprimer clairement ma conviction qu'il existe une importante question morale liée à l'égalité pour tous nos citoyens. Et jusqu'à ce que vous le leur donniez, vous allez avoir des difficultés comme nous en avons eu cette semaine à Birmingham. Le moment de leur donner c'est avant que les désastres arrivent et pas après. Mais j'ai fait un discours la nuit du Mississippi à Oxford aux citoyens du Mississippi et d'autres qui ne semblaient pas faire beaucoup de bien. Mais cela ne veut pas dire que nous ne devons pas continuer à essayer.

QUESTION : Puis-je vous poser une question sur votre déclaration sur Birmingham ? Je crois que vous avez dit que les résultats des efforts de M. Marshall ont été que la communauté des affaires s'est engagée à prendre des mesures substantielles pour répondre aux besoins de la communauté noire. Pourriez-vous développer cela? Quel genre d'étapes substantielles?

LE PRÉSIDENT : Non, j'ai dit que c'était le résultat d'efforts responsables de la part des dirigeants blancs et noirs au cours des dernières 72 heures, de la communauté des affaires de Birmingham, et ainsi de suite. Ce sont donc leurs efforts, et non les efforts du gouvernement fédéral. Je pense qu'il serait bien mieux de permettre à la communauté de Birmingham de procéder maintenant dans les prochaines 24 heures pour voir si nous pouvons en obtenir - et pas à partir d'ici.

QUESTION : Un certain nombre d'observateurs ont noté que le moral des militaires du Pentagone est particulièrement bas, et ils l'attribuent généralement au traitement brutal de M. McNamara et de son secrétariat civil, en plus du large mécontentement à l'égard de la solde militaire. Facture. Je comprends que vous vous soyez récemment rendu au Pentagone et que vous ayez parlé à une assemblée d'officiers militaires. Je me demandais si vous y aviez trouvé une situation de moral qui vous préoccupe ou pouvez-vous nous dire le but de votre visite ?

LE PRESIDENT : J'y suis allé l'année dernière et cette année et j'irai chaque année. Je pense que le problème - le salaire est l'un des problèmes, le logement en est un autre. Il existe des exemples choquants de logements inadéquats pour nos militaires. Évidemment, il y aura forcément des déceptions avec les décisions des dirigeants civils. Quelqu'un doit décider si nous allons de l'avant avec le NIKE-ZEUS ou le SKYBOLT ou un avion ou un autre ; ou quelle sera la taille de nos forces conventionnelles, nos forces stratégiques, nos missiles. Les militaires, comme ils en conviendront toujours, ont toujours le sentiment qu'il en faut plus. McNamara a dû réduire sa demande d'environ 13 milliards de dollars, même pour atteindre le chiffre budgétaire très difficile, et il est entendu qu'il pourrait y avoir une réduction de 1 milliard de dollars dans le budget que nous avons envoyé, ce qui, je pense, serait une grave erreur. Ce budget était très dur. Comme je l'ai dit, 13 milliards de dollars avaient été supprimés. Maintenant, chaque fois que vous coupez une somme d'argent, certains intérêts importants sont sacrifiés. Cela provoque une certaine réaction. Mais je pense que cette administration a accordé beaucoup d'attention au renforcement de l'armée. Nous avons considérablement augmenté le budget. Certains ont dit qu'il pourrait être réduit de 10 milliards de dollars. Je ne pense pas qu'il puisse être coupé à peine.

J'espère donc que nous pourrons aller de l'avant. Il y aura forcément des frictions et des divergences d'opinion. Ce sont des hommes forts d'esprit, mais je dois dire que j'ai une grande confiance en leur loyauté envers leur pays et je pense qu'ils vont continuer. Je suis sûr qu'il continuera d'y avoir des différends. C'est pourquoi nous avons une organisation que nous avons. Nous devons avoir un secrétaire pour rendre le jugement final. Vous disposez de quatre services. Je pense que tout le monde s'entendra.

QUESTION : Monsieur le Président, à part le haut commandement, je pensais plus à un problème de moral tout au long.

LE PRÉSIDENT : Je pense que c'est un problème quelque peu différent, et je pense qu'une partie de cela est le salaire et une partie de cela est le logement ; une partie de cela est le sentiment que les militaires ne sont peut-être pas reconnus pour le service qu'ils rendent à une rémunération plutôt insuffisante; une partie est une certaine déception ou le sentiment des Réserves que leurs services ne sont pas reconnus, que les entreprises ne leur accordent pas le genre de traitement qui leur permettrait d'exercer leurs activités dans la Réserve.

J'espère, comme nous dépendons beaucoup de nos militaires et comme nous avons été très bien servis par nos militaires au cours des deux dernières années, et comme je l'ai dit l'autre jour, l'une des choses qui m'impressionne grandement lorsque j'écris des lettres sur le la mort de militaires, et 3500 ont perdu la vie au service d'une action ou de décès d'une sorte ou d'une autre au cours de la dernière année, que les lettres extrêmement fortes qui reviennent de leurs familles indiquent un grand intérêt pour l'amour de leur pays. C'est un atout terriblement précieux. J'espère que nous pourrons le garder et s'il y a quelque chose que nous pouvons faire pour améliorer le moral, je pense que nous devrions le faire.

QUESTION : Pourriez-vous nous dire quels seront nos objectifs centraux lors des prochaines négociations commerciales à Genève et espérez-vous qu'elles conduiront à une grande série de coupes en 1964 ?

LE PRESIDENT : Oui. L'objectif, tel que vous l'avez décrit, est d'assurer des négociations satisfaisantes avec le Marché commun en 1964 et cette réunion du GATT est essentielle à ce succès.

MONSIEUR. MERRIMAN SMITH (UPI) : Merci, Monsieur le Président.