Maquette de l'Acropole d'Athènes

Maquette de l'Acropole d'Athènes


Acropole, Athènes (Grèce) © UNESCO Site du patrimoine mondial de l'Unesco

Valeur universelle exceptionnelle
Brève synthèse

L'Acropole d'Athènes est le complexe monumental grec antique le plus frappant et le plus complet qui existe encore à notre époque. Il est situé sur une colline de moyenne hauteur (156m) qui s'élève dans le bassin d'Athènes. Ses dimensions hors tout sont d'environ 170 sur 350 m. La colline est rocheuse et escarpée de tous les côtés, à l'exception du côté ouest, et a un sommet étendu et presque plat. De solides murs de fortification entourent le sommet de l'Acropole depuis plus de 3 300 ans. Le premier mur de fortification a été construit au 13ème siècle avant JC et entourait la résidence du souverain mycénien local. Au VIIIe siècle av. J.-C., l'Acropole acquiert progressivement un caractère religieux avec l'instauration du culte d'Athéna, la déesse protectrice de la ville. Le sanctuaire atteint son apogée à l'époque archaïque (milieu du VIe siècle au début du Ve siècle av. J.-C.). Au 5ème siècle avant JC, les Athéniens, forts de leur victoire sur les Perses, ont réalisé un ambitieux programme de construction sous la direction du grand homme d'État Périclès, comprenant un grand nombre de monuments dont le Parthénon, l'Erechthéion, les Propylées et le temple d'Athéna Nike. Les monuments ont été développés par un groupe exceptionnel d'architectes (tels que Iktinos, Kallikrates, Mnesikles) et de sculpteurs (tels que Phidias, Alkamenes, Agorakritos), qui ont transformé la colline rocheuse en un complexe unique, qui a marqué l'émergence de la pensée grecque classique et de l'art. Sur cette colline sont nés la Démocratie, la Philosophie, le Théâtre, la Liberté d'expression et de parole, qui constituent à ce jour le fondement intellectuel et spirituel du monde contemporain et de ses valeurs. Les monuments de l'Acropole, ayant survécu pendant près de vingt-cinq siècles à travers des guerres, des explosions, des bombardements, des incendies, des tremblements de terre, des pillages, des interventions et des modifications, se sont adaptés aux différents usages et aux civilisations, mythes et religions qui ont fleuri en Grèce à travers le temps.

Critère (i) : L'Acropole d'Athènes est l'expression suprême de l'adaptation de l'architecture à un site naturel. Cette grande composition de structures massives parfaitement équilibrées crée un paysage monumental d'une beauté unique, composé d'une série complète de chefs-d'œuvre architecturaux du Ve siècle av. par Mnesikles (437-432) le Temple d'Athéna Nike par Mnesikles et Kallikrates (427-424) et Erechtheion (421-406).

Critère (ii) : Les monuments de l'Acropole athénienne ont exercé une influence exceptionnelle, non seulement dans l'Antiquité gréco-romaine, durant laquelle ils étaient considérés comme des modèles exemplaires, mais aussi à l'époque contemporaine. Partout dans le monde, les monuments néo-classiques se sont inspirés de tous les monuments de l'Acropole.

Critère (iii) : Du mythe au culte institutionnalisé, l'Acropole athénienne, par sa précision et sa diversité, porte un témoignage unique sur les religions de la Grèce antique. C'est le temple sacré d'où sont sorties des légendes fondamentales sur la ville. A partir du VIe siècle avant JC, les mythes et croyances ont donné naissance à des temples, des autels et des votives correspondant à une extrême diversité de cultes, qui nous ont apporté la religion athénienne dans toute sa richesse et sa complexité. Athéna était vénérée comme la déesse de la ville (Athéna Polias) comme la déesse de la guerre (Athéna Promachos) comme la déesse de la victoire (Athéna Nike) comme la déesse protectrice de l'artisanat (Athéna Ergane), etc. La plupart de ses identités sont glorifiées au temple principal qui lui est dédié, le Parthénon, le temple de la déesse patronne.

Critère (iv) : L'Acropole athénienne est un exemple exceptionnel d'ensemble architectural illustrant des phases historiques importantes depuis le XVIe siècle av. Tout d'abord, c'était l'Acropole mycénienne (civilisation helladique tardive, 1600-1100 av. J.-C.) qui comprenait la résidence royale et était protégée par la fortification mycénienne caractéristique. Les monuments de l'Acropole sont des structures distinctement uniques qui évoquent les idéaux du 5ème siècle avant JC classique et représentent le sommet du développement architectural de la Grèce antique.

Critère (vi) : L'Acropole est directement et concrètement associée à des événements et à des idées qui ne se sont jamais estompés au cours de l'histoire. Ses monuments sont encore des témoignages vivants des réalisations des politiciens grecs classiques (par exemple Themistokles, Perikles) qui ont conduit la ville à l'établissement de la démocratie la pensée des philosophes athéniens (par exemple Socrate, Platon, Démosthène) et les œuvres des architectes (par exemple Iktinos, Kallikrates, Mnesikles) et des artistes (par exemple Phidias, Agorakritus, Alkamenes). Ces monuments sont le témoignage d'une partie précieuse du patrimoine culturel de l'humanité.

L'Acropole d'Athènes contient dans ses limites tous les attributs clés qui confèrent la valeur universelle exceptionnelle du bien, en tant qu'ensemble d'une splendeur unique en excellent état. La perfection des techniques de construction anciennes a assuré la résistance des monuments aux forces naturelles à travers le temps. Malgré les dommages inévitables du temps, ils affichent toujours leur beauté et transmettent leur valeur artistique et historique inestimable, en préservant tous les traits qui les associent directement et concrètement aux événements et aux idées de la démocratie et de la philosophie. Inévitablement, les vicissitudes de l'histoire entre le Ve siècle av.

L'authenticité de la colline de l'Acropole, couronnée des chefs-d'œuvre de l'art et de l'architecture classiques grecs, est bien préservée. Afin de maintenir l'authenticité et l'intégrité structurelle des monuments, une intervention intégrée a commencé en 1975 et se poursuit aujourd'hui. Les travaux reposent sur des fondements théoriques et scientifiques clairs et suivent les principes de la Charte de Venise. Les interventions se limitent au strict nécessaire et respectent l'ancien système structurel, tout en restant cohérentes avec le principe de réversibilité. De plus, les techniques et les outils utilisés pour les travaux de restauration sont similaires à ceux des anciens artisans, tandis que le marbre blanc utilisé pour compléter les éléments architecturaux érodés est extrait de la même montagne que dans l'Antiquité (Mt. Penteli). Par conséquent, les restaurations sont entièrement compatibles avec les parties originales des monuments.

Exigences de protection et de gestion

L'Acropole fonctionne comme un site archéologique depuis 1833, peu de temps après la création de l'État grec moderne. Aujourd'hui, le bien est fortement protégé par les dispositions de la loi n° 3028/2002 sur la « Protection des antiquités et du patrimoine culturel en général ». Par ailleurs, l'Acropole et ses abords, qui constituent des monuments en soi, sont protégés par des arrêtés législatifs (Arrêtés Ministériels F01/12970/503/25.2.82 concernant la désignation de sa zone tampon et F43/7027/425/29.1.2004 concernant la désignation de la zone périphérique de la ville d'Athènes et imposition d'un contrôle obligatoire avant la délivrance de tout permis de construire ou d'aménagement dans ses limites). Le fait que la zone tampon du bien est elle-même une zone archéologique protégée, ainsi que la mise en œuvre d'un cadre juridique strict - en particulier pour le tissu urbain du centre historique d'Athènes depuis 2002 - et le suivi intense par l'Éphorat compétent, garantissent que les zones urbaines les pressions du développement sont traitées de manière adéquate. Une protection spéciale est prévue par le décret présidentiel n° 24/2007, qui déclare la zone de l'Acropole zone d'exclusion aérienne.

Le bien est sous la juridiction du ministère de la Culture, de l'Éducation et des Affaires religieuses, à travers l'Éphorie des antiquités d'Athènes, son service régional compétent, qui est responsable de la sécurité et de la protection du site, ainsi que de la mise en œuvre d'un site efficace et système de gestion des visiteurs. De plus, le ministère de la Culture, de l'Éducation et des Affaires religieuses met en œuvre les décrets législatifs concernant la sauvegarde du bien et de sa zone périphérique (qui correspond aux limites de la ville antique d'Athènes et de ses environs) et assure l'intégrité visuelle du site. Spécialement pour la restauration, la protection et le suivi du bien, un organe consultatif, le Comité pour la restauration et la conservation des monuments de l'Acropole, a été fondé en 1975 et est chargé de planifier, diriger et superviser les interventions. En 1999, la création du Service de restauration de l'Αcropole a permis d'augmenter le personnel académique et technique et a rendu possible l'immense développement des travaux de restauration, sous la supervision du Comité susmentionné et en coopération avec l'Ephorat compétent. Le vaste programme de recherche et la méthodologie mise en œuvre sont innovants dans ce domaine et servent de référence pour d'autres projets de restauration. Les ressources financières des travaux sur le site proviennent du budget de l'État ainsi que des fonds de l'Union européenne.

Une attention particulière a été portée à l'accessibilité du site, aux sentiers et aux équipements de visite, notamment pour les personnes à mobilité réduite. En outre, des plans d'urgence pour la sécurité des visiteurs et des études scientifiques pour la protection du site, telles que la surveillance de l'activité sismique, sont en cours.


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Un aperçu de l'Athènes antique à travers d'incroyables modèles 3D (VIDEO)

Si vous vous êtes déjà demandé à quoi ressemblait l'Athènes antique, l'artiste grec Dimitrios Tsalkanis a conçu d'incroyables modèles 3D des monuments célèbres de la ville, y compris l'Acropole de renommée mondiale, qui vous feront croire que vous avez remonté le temps.

Tsalkanis a lancé un site pour présenter les monuments et édifices d'Athènes de la période mycénienne (1600 avant JC) à la période moderne (1833 après JC), à travers des représentations en 3D.

Il permet aux utilisateurs de vivre un voyage virtuel dans l'Athènes antique en choisissant l'une des périodes historiques dans le menu principal. Les périodes sont séparées en tenant compte des changements architecturaux et urbanistiques importants et chaque période comprend une liste de monuments et de quartiers. Les périodes sont divisées en Athènes mycénienne, Athènes archaïque, Athènes classique, Athènes hellénistique, Athènes romaine, Athènes médiévale et Athènes ottomane.

Pour chaque monument, il y a une brève description et d'autres informations ainsi que leur représentation en 3D, y compris une vue panoramique de l'Acropole, les Propylées, la stoa de Braubronia Artemis en forme de « Π », la Chalkotheke et le Parthénon. Ce monument présente également les ruines de l'ancien temple d'Athéna et à côté d'eux, l'Erechteum.

Ce site Web a été créé à des fins éducatives et le contenu est fourni gratuitement à tous.


3. Fondation des monuments de l'Acropole

Une pléthore de bâtiments, petits ou grands, se sont autrefois dressés sur la colline de l'Acropole tout au long de sa longue histoire. Parmi ceux-ci, aujourd'hui, seuls trois sont intacts : le Parthénon, le temple d'Athéna Niké et les Propylées. Cependant, les fondations d'autres structures anciennes sont encore clairement visibles sur la colline de l'Acropole.

La plupart des bâtiments ci-dessus ont été fondés directement sur la roche naturelle. Cependant, dans certains cas, principalement en raison de la géométrie irrégulière de la roche à l'emplacement choisi pour l'érection de chaque structure monumentale, des fondations typiques en calcaire ont dû être construites. Les détails des fondations des monuments restants sur l'Acropole sont discutés ci-dessous.

3.1 Détails de la fondation du Parthénon

Le Parthénon a été construit au milieu de la colline de l'Acropole. Il se dresse au sommet du rocher. Seuls les trois quarts du monument possèdent des fondations. Les points suivants décrivent les détails de la fondation du Parthénon :

  1. Des pierres de taille calcaires ont été utilisées pour sa fondation, qui a été extraite spécialement pour sa construction.
  2. La profondeur de fondation la plus élevée est de 20 m dans le coin sud-est.
  3. La fondation était composée de 22 cours. Le cours inférieur se compose d'une seule rangée de civières et le deuxième cours se compose d'une seule rangée d'en-têtes. Le troisième cours a quatre rangées de civières, et le quatrième cours a deux rangées d'en-têtes. Cette séquence a été suivie à nouveau du cinquième cours jusqu'au 19e cours.
  4. Les trois cours supérieurs suivent le principe habituel. Le troisième cours du haut n'a que des en-têtes, le deuxième cours du haut n'a que des civières et le premier cours n'a également que des en-têtes.
  5. L'intérieur de la fondation n'est pas accessible. Cependant, la plupart des chercheurs pensent qu'il s'agit probablement d'un bloc de pierre complet.

Du point de vue de la conception géotechnique, ce type de fondation basée sur la roche calcaire naturelle permet des valeurs élevées de capacité portante et de tassement sous l'action des charges structurelles.

La conception de la fondation crée une base solide pour supporter les charges verticales de la superstructure en toute sécurité. De plus, la structure en maçonnerie sèche assure une base de fondation relativement flexible capable d'absorber une énergie élevée résultant de la propagation des ondes sismiques.

3.2 Détails de la fondation des Propylées

Les Propylées se composent d'un bâtiment principal et de deux ailes sur les côtés nord-ouest et sud-ouest. L'aile sud-ouest suit la crête du rocher sur lequel elle se dresse. L'aile nord-ouest, appelée Pinakotheke, est située plus bas que le bâtiment principal et se dresse sur un haut podium. La Pinacothèque se compose d'une salle rectangulaire et d'un porche à trois colonnes doriques orientées au sud. Les points suivants décrivent les détails de la fondation des Propylées :

  1. La fondation du bâtiment nord-ouest a été construite avec de gros blocs de calcaire sur la roche nivelée, constituée de murs isolés avec remblayage.
  2. Du côté ouest, la fondation fait partie du mur du circuit de l'Acropole. Cependant, il est perçu comme le podium de la Pinakotheke.
  3. L'ancien remblayage du podium était assez dense et empêchait la structure de défaillances majeures. Cependant, la démolition des structures médiévales et les fouilles archéologiques intensives qui ont remplacé le remblai par de la terre meuble ont contribué à l'accumulation d'eau de pluie à l'intérieur de la fondation. Par conséquent, les chances d'une augmentation de la pression horizontale des terres ont augmenté.
  4. Côté sud, la partie visible du bâtiment est un site luxueux et elle représente la partie principale de la Pinakotheke. Les blocs de fondation extérieurs de cette partie sont en marbre et créent une forme particulière de mur. Ce mur a été formé en forme de piédestal sur la face avant et rempli de gros blocs sur la face arrière.

Aujourd'hui, la Pinakotheke souffre de déformations structurelles avec 3 cm de tassement général et de petites déformations horizontales observées dans la paroi nord. De plus, un tassement général de 3 à 7 cm, un déplacement vers l'extérieur, un tonneau et une inclinaison du mur ouest ont été observés.

En 1955, pour sécuriser la partie ouest de l'aile nord-ouest, un sol en béton est construit. Le remblai de l'excavation a été enlevé et des puits remplis de béton armé ont été créés. Récemment, le sol a été réparé avec un renfort en fibres de carbone.

3.3 Détails de la fondation du temple d'Athéna Nike

Le temple d'Athéna Nike se trouve à l'extrémité sud-ouest de l'Acropole. Le noyau de la fondation du temple est une tour solide d'un mur. Le mur de la tour était construit en maçonnerie de calcaire et sa partie interne était remplie de terre. Le temple a été démoli temps serval et ses membres ont été utilisés pour créer un mur de défense autour de l'Acropole. Il a été restauré trois fois à ce jour (1835-1844, 1935-1940, 2003-2010). Lors de la récente restauration, un sol a été installé sous le temple sous la forme d'une grille en acier inoxydable sur l'espace du sous-sol.

L'Acropole est située à Athènes, en Grèce.

Il a été construit au 5ème siècle.

Le Parthénon a été construit à partir de fondations en maçonnerie. Le calcaire a été utilisé dans la construction de sa fondation.

La colline de l'Acropole est composée des marnes et des grès de la roche de schiste d'Athènes.


Faits sur Athènes

Le mot 'Acropole' est l'union de deux mots grecs : Acro + Poli. « Acro » signifie le point le plus extérieur et « Poli » signifie la ville. L'Acropole d'Athènes est la citadelle la plus importante de Grèce. Il repose sur un rocher dont la hauteur atteint 156 mètres (512 pieds) au-dessus du niveau de la mer. Il y a un précipice sur trois côtés et seul le côté ouest est accessible. L'histoire de la Acropole d'Athènes remonte à loin. Des vestiges du tout début du néolithique ont été retrouvés au sommet et sur les flancs de la roche. Pendant la période mycénique (1600-1100 av. J.-C.) l'Acropole a été fortifiée avec des « murs pélasges ». Ces murs étaient constitués d'énormes dalles de 6 mètres (20 pieds) de large (à cette époque l'Acropole était le centre de la ville et la base du roi). Autour du palais se trouvaient les maisons des nobles. Lorsque des ennemis étaient présents, chaque citoyen s'y enfuyait pour se protéger.

Au fil des années, la ville grandit et sa forme change (le roi n'est plus situé au sommet de l'Acropole). Pendant ce temps, l'Acropole est transformée en un centre spirituel (nommé Rocher sacré) entouré de temples sacrés.

Nous atteignons la période historique où nous trouvons des sanctuaires nouvellement construits et les fondations du temple d'Athéna Poliad (construit vers 570 av. Cariatide statues. Les sculptures de ce temple se trouvent aujourd'hui au musée de l'Acropole. Les archéologues affirment qu'il y avait plus de bâtiments, de temples et de statues pendant cette période sur l'Acropole. Tous ont cependant été détruits par des hordes perses vers 480 av.

La forme contemporaine du « rocher sacré » a commencé après les guerres médiques vers 450-420 av. quand Périclès était seigneur d'Athènes. Périclès a confié une grande tâche à trois des meilleurs artistes de l'époque (Phidias, Iktinos et Kallikratis). La tâche consistait à reconstruire tout ce qui avait été détruit par les Perses et à décorer à nouveau le Rocher sacré. Phidias était le superviseur général et Iktinos avec Kallikratis étaient les architectes. C'était l'époque de la 'Propilea' (entrée de l'Acropole), le temple d'Athéna Niké, le Érechthéion avec ses célèbres Cariatides et le dernier Parthénon qui est considéré comme l'un des plus beaux bâtiments de tous les temps. Le Parthénon a été construit en l'honneur d'Athéna Parthénos qui a sauvé la ville d'Athènes des Perses. Il a été construit avec du marbre du Pentélique et était de style dorique. L'extérieur était décoré de nombreuses sculptures qui étaient toutes des créations de Phidias et de ses élèves. À l'intérieur du temple se tenait la statue en ivoire doré de la déesse Athéna qui tenait dans sa main droite la déesse Nike. À l'extérieur du temple et vers la « Propilea » se dressait la statue en bronze d'« Athéna Promachos », qui était également une création de Phidias. Périclès n'a pas réussi à voir l'achèvement de tout ce qu'il avait imaginé. Il n'a vu que le Parthénon et le 'Propilea' tout le reste a été achevé après sa mort.

Jusqu'à l'Empire romain, tout le monde respectait l'Acropole. Lorsque le christianisme a prévalu en tant que religion, le Parthénon est devenu une église appelée «Madonna l'Athénienne». La même chose est arrivée à l'Erectheion. Pendant le règne des Francs, le Parthénon est devenu une église catholique et pendant la conquête ottomane de la Grèce, il a été transformé en mosquée. Pendant ce temps, les Turcs utilisaient les temples comme lieu de stockage de la poudre à canon. Pendant le siège vénitien en 1656 et 1687, une grande partie de l'Acropole a été détruite par des explosions. L'Acropole a été libérée de l'occupation turque et rendue aux Grecs en 1833. Depuis lors, des fouilles et la préservation du site antique ont eu lieu.


Freud sur l'Acropole

Les textes sélectionnés dans cette section de la publication fonctionnent comme un jeu de dominos. Ils nous invitent à suivre les chemins tracés par les principaux acteurs de l'histoire culturelle du sud de l'Europe, et au-delà. Ensemble, ils forment un portrait possible du Sud et des initiatives artistiques, politiques ou philosophiques qui l'ont façonné.

Le Corbusier devant une colonne brisée
sur le côté ouest du Parthénon, 1911
© Fondation Le Corbusier, Paris

Sigmund Freud avait 80 ans lorsqu'il offrit à son ami Romain Rolland un souvenir de voyage sous la forme d'une lettre ouverte, à l'occasion du 70e anniversaire de l'écrivain, le 29 janvier 1936. Dans la lettre, Freud décrit une étrange et envoûtante expérience qu'il fit plus de trente ans plus tôt, début septembre 1904, lors d'une visite à Athènes avec son frère Alexandre.

Freud était un grand admirateur de Romain Rolland, figure centrale de sa génération. Ils entame une correspondance en 1923. Dans une lettre datée du 20 janvier 1936 et adressée à Arnold Zweig à Haïfa, il écrit :

Tant pour Moïse et le monothéisme. […] J'ai été très sollicité pour écrire quelque chose pour les 70 ans de Romain Rolland. […] J'ai réussi à rédiger une courte analyse d'un « sentiment d'aliénation » qui m'a envahi sur l'Acropole d'Athènes en 1904, quelque chose de très intime. […] Mais combinez les deux proverbes sur le coquin qui donne plus et la belle fille qui ne donnera pas plus qu'ils n'ont [sic] et vous verrez ma situation.[1]

Une nouvelle traduction française de cette lettre a été publiée récemment dans Marlène Belilos Freud en ses voyages, Michel de Maule, Paris, 2010, p. 83-96. La lettre a été réimprimée ici dans son intégralité.

Un trouble de la mémoire sur l'Acropole

J'ai été pressé de toute urgence d'apporter une contribution écrite à la célébration de votre soixante-dixième anniversaire et j'ai fait de longs efforts pour trouver quelque chose qui pourrait en aucune façon être digne de vous et pourrait exprimer mon admiration pour votre amour de la vérité, pour votre courage dans vos convictions et pour votre affection et votre bonne volonté envers l'humanité ou, encore, quelque chose qui pourrait témoigner de ma gratitude envers vous en tant qu'écrivain qui m'a offert tant de moments d'exaltation et de plaisir. Mais c'était en vain. J'ai dix ans de plus que toi et mes pouvoirs de production sont épuisés. Tout ce que je peux trouver à vous offrir, c'est le cadeau d'une créature appauvrie, qui a « vu des jours meilleurs ».

Vous savez que le but de mon travail scientifique était d'éclairer les manifestations inhabituelles, anormales ou pathologiques de l'esprit, c'est-à-dire de les faire remonter aux forces psychiques agissant derrière elles et d'indiquer les mécanismes à l'œuvre. J'ai commencé par essayer cela sur moi-même, puis je l'ai appliqué à d'autres personnes et finalement, par une extension audacieuse, à la race humaine dans son ensemble. Depuis quelques années, un phénomène de ce genre, que j'avais moi-même vécu il y a une génération, en 1904, et que je n'avais jamais compris, n'a cessé de me revenir à l'esprit. Au début, je n'ai pas vu pourquoi, mais j'ai finalement décidé d'analyser l'incident et je vous présente maintenant les résultats de cette enquête. Dans la foulée, je devrai, bien entendu, vous demander de prêter plus d'attention à certains événements de ma vie privée qu'ils n'en mériteraient autrement.

Un trouble de la mémoire sur l'Acropole

Chaque année, à cette époque, vers la fin août ou le début septembre, je partais avec mon jeune frère en voyage de vacances, qui durait quelques semaines et nous emmenait à Rome ou dans une autre région de Italie ou dans une partie de la côte méditerranéenne. Mon frère a dix ans de moins que moi, il a donc le même âge que vous - une coïncidence qui ne m'est venue que maintenant. Cette année-là, mon frère m'a dit que ses affaires ne lui permettraient pas de s'absenter longtemps : une semaine serait le maximum qu'il pourrait gérer et nous devrions raccourcir notre voyage. Nous avons donc décidé de voyager en passant par Trieste jusqu'à l'île de Corfou et y passer les quelques jours de nos vacances. A Trieste, il fit appel à une connaissance d'affaires qui y habitait et je l'accompagnai. Notre hôte s'est renseigné amicalement sur nos projets et, apprenant que nous avions l'intention d'aller à Corfou, nous l'a fortement déconseillé : « Qu'est-ce qui vous fait penser à y aller à cette époque de l'année ? Il ferait trop chaud pour que vous fassiez quoi que ce soit. Vous feriez mieux d'aller à Athènes à la place. Le bateau Lloyd navigue cet après-midi, il vous donnera trois jours pour visiter la ville et vous récupérera lors de son voyage de retour. Ce serait plus agréable et plus intéressant.

Alors que nous nous éloignions de cette visite, nous étions tous les deux dans un état d'esprit remarquablement déprimé. Nous discutâmes du plan qui nous avait été proposé, convinrent qu'il était tout à fait impraticable et ne voyions que des difficultés à l'exécuter.

Nous passâmes les heures qui s'écoulèrent avant l'ouverture des bureaux de la Lloyd à errer dans la ville dans un état d'esprit mécontent et irrésolu. Mais le moment venu, nous montâmes au guichet et réservâmes nos passages pour Athènes comme si cela allait de soi, sans nous soucier le moins du monde des prétendues difficultés et sans même nous être entretenus les uns avec les autres des raisons de notre décision. Un tel comportement, il faut l'avouer, était des plus étranges. Plus tard, nous avons reconnu que nous avions accepté la suggestion d'aller à Athènes au lieu de Corfou instantanément et plus facilement. Mais, si oui, pourquoi avions-nous passé l'intervalle avant l'ouverture des bureaux dans un état si sombre et n'avions prévu que des obstacles et des difficultés ?

Quand, enfin, l'après-midi après notre arrivée, je me suis tenu sur l'Acropole et j'ai jeté les yeux sur le paysage, une pensée surprenante m'est soudainement venue à l'esprit : « Alors tout cela existe vraiment, tout comme nous l'avons appris à l'école ! Pour décrire la situation avec plus de précision, la personne qui a exprimé la remarque était séparée, beaucoup plus nettement qu'on ne le remarque habituellement, d'une autre personne qui a pris connaissance de la remarque et toutes deux ont été étonnées, mais pas par la même chose. Le premier se comportait comme s'il était obligé, sous l'impact d'un constat sans équivoque, de croire à quelque chose dont la réalité lui avait paru jusque-là douteuse. Si je peux exagérer légèrement, c'était comme si quelqu'un, marchant à côté du Loch Ness, apercevait soudain la forme du célèbre monstre échoué sur le rivage et se retrouvait poussé à l'aveu : « Donc ça existe vraiment – le serpent de mer auquel nous n'avons jamais cru ! La seconde personne, en revanche, était à juste titre étonnée, car il n'avait pas su que l'existence réelle d'Athènes, de l'Acropole et du paysage qui l'entourait avaient jamais fait l'objet de doutes. Ce à quoi il s'était attendu était plutôt une expression de joie ou d'admiration.

Maintenant, il serait facile de soutenir que cette étrange pensée qui m'est venue sur l'Acropole ne sert qu'à souligner le fait que voir quelque chose de ses propres yeux est après tout une tout autre chose que d'en entendre ou de lire à ce sujet. Mais cela resterait une manière bien étrange d'habiller un lieu commun sans intérêt. Ou bien on pourrait soutenir qu'il est vrai que lorsque j'étais écolier j'avais cru être convaincu de la réalité historique de la ville d'Athènes et de son histoire, mais que l'occurrence de cette idée sur l'Acropole avait justement montré que dans mon inconscient je n'y avais pas cru, et que je n'étais en train d'acquérir qu'une conviction qui « descendait jusqu'à l'inconscient ».

Une explication de ce genre semble très profonde, mais elle est plus facile à affirmer qu'à prouver de plus, elle est très ouverte à l'attaque sur des bases théoriques. Non. Je crois que les deux phénomènes, la dépression de Trieste et l'idée de l'Acropole, étaient intimement liés. Et le premier d'entre eux est plus facilement intelligible et peut nous aider vers une explication du second.

L'expérience de Trieste n'était, on le remarquera, qu'une expression d'incrédulité : « On va voir Athènes ? Hors de question! – ce sera beaucoup trop difficile !" La dépression qui l'accompagnait correspondait à un regret qu'il n'en était pas question : cela aurait été si beau. Et maintenant, nous savons où nous sommes. C'est l'un de ces cas de « trop beau pour être vrai » que nous rencontrons si souvent. C'est un exemple de l'incrédulité qui surgit si souvent lorsque nous sommes surpris par une bonne nouvelle, lorsque nous apprenons que nous avons gagné un prix, par exemple, ou tiré un gagnant, ou lorsqu'une fille apprend que l'homme qu'elle a secrètement aimé a demandé à ses parents la permission de lui payer ses adresses.

Lorsque nous avons établi l'existence d'un phénomène, la question suivante est bien sûr de savoir sa cause. Une telle incrédulité est évidemment une tentative de reniement d'une partie de la réalité mais elle a quelque chose d'étrange. On ne devrait pas s'étonner le moins du monde si une tentative de ce genre visait un morceau de réalité qui menaçait de déplaire : le mécanisme de notre esprit est, pour ainsi dire, prévu pour fonctionner dans ce sens. Mais pourquoi une telle incrédulité surgirait-elle dans quelque chose qui, au contraire, promet d'apporter un haut degré de plaisir ? Comportement vraiment paradoxal ! Mais je me souviens qu'à une occasion précédente j'ai traité le cas similaire de personnes qui, comme je l'ai dit, sont « anéantis par le succès ». En règle générale, les gens tombent malades à cause de la frustration, de la non-réalisation d'une nécessité ou d'un désir vital. Mais avec ces personnes, c'est le contraire qui se produit dans le cas où elles tombent malades, ou même s'effondrent complètement, parce qu'un de leurs souhaits extrêmement puissant a été exaucé. Mais le contraste entre les deux situations n'est pas si grand qu'il n'y paraît au premier abord.

Ce qui se passe dans le cas paradoxal, c'est simplement que la place de la frustration externe est prise par une frustration interne. Le malade ne se permet pas le bonheur : la frustration interne lui commande de s'accrocher à l'externe. Mais pourquoi? Parce que la réponse est ainsi dans un certain nombre de cas, on ne peut pas s'attendre à ce que le destin nous accorde quelque chose d'aussi bon. En fait, un autre exemple de « trop beau pour être vrai », l'expression d'un pessimisme dont une grande partie semble trouver sa place chez beaucoup d'entre nous. Dans une autre série de cas, tout comme chez ceux qui sont anéantis par le succès, on retrouve un sentiment de culpabilité ou d'infériorité, que l'on peut traduire : « Je ne suis pas digne d'un tel bonheur, je ne le mérite pas. Mais ces deux motifs sont essentiellement les mêmes, car l'un n'est qu'une projection de l'autre. Car, comme on le sait depuis longtemps, le Destin dont nous nous attendons à ce qu'il nous traite si mal est une matérialisation de notre conscience, du surmoi sévère en nous, lui-même un résidu de l'action punitive de notre enfance.

Ceci, je pense, explique notre comportement à Trieste. We could not believe that we were to be given the joy of seeing Athens. The fact that the piece of reality that we were trying to repudiate was to begin with only a possibility determined the character of our immediate reactions. But when we were standing on the Acropolis the possibility had become an actuality, and the same disbelief found a different but far clearer expression. In an undistorted form this should have been: “I could really not have imagined it possible that I should ever be granted the sight of Athens with my own eyes – as is now indubitably the case!” When I recall the passionate desire to travel and see the world by which I was dominated at school and later, and how long it was before that desire began to find its fulfilment, I am not surprised at its after-effect on the Acropolis I was then 48 years old. I did not ask my younger brother whether he felt anything of the same sort. A certain amount of reserve surrounded the whole episode and it was this which had already interfered with our exchanging thoughts at Trieste.

If I have rightly guessed the meaning of the thought that came to me on the Acropolis and if it did in fact express my joyful astonishment at finding myself at that spot, the further question now arises why this meaning should have been subjected in the thought itself to such a distorted and distorting disguise.

The essential subject-matter of the thought, to be sure, was retained even in the distortion – that is, incredulity: “By the evidence of my senses I am now standing on the Acropolis, but I cannot believe it.” This incredulity, however, this doubt of a piece of reality, was doubly displaced in its actual expression: first, it was shifted back into the past, and secondly it was transposed from my relation to the Acropolis on to the very existence of the Acropolis. And so something occurred which was equivalent to an assertion that at some time in the past I had doubted the real existence of the Acropolis – which, however, my memory rejected as being incorrect and, indeed, impossible.

The two distortions involve two independent problems. We can attempt to penetrate deeper into the process of transformation. Without for the moment particularising as to how I have arrived at the idea, I will start from the presumption that the original factor must have been a sense of some feeling of the unbelievable and the unreal in the situation at the moment. The situation included myself, the Acropolis and my perception of it. I could not account for this doubt I obviously could not attach the doubt to my sensory impressions of the Acropolis. But I remembered that in the past I had had a doubt about something which had to do with this precise locality, and I thus found the means for shifting the doubt into the past. In the process, however, the subject-matter of the doubt was changed. I did not simply recollect that in my early years I had doubted whether I myself would ever see the Acropolis, but I asserted that at that time I had disbelieved in the reality of the Acropolis itself. It is precisely this effect of the displacement that leads me to think that the actual situation on the Acropolis contained an element of doubt of reality. I have certainly not yet succeeded in making the process clear so I will conclude by saying briefly that the whole psychical situation, which seems so confused and is so difficult to describe, can be satisfactorily cleared up by assuming that at the time I had (or might have had) a momentary feeling: “What I see here is not real.” Such a feeling is known as a “feeling of de-realisation”. I made an attempt to ward that feeling off, and I succeeded, at the cost of making a false pronouncement about the past.

These de-realisations are remarkable phenomena, which are still little understood. They are spoken of as “sensations”, but they are obviously complicated processes, attached to particular mental contents and bound up with decisions made about those contents. They arise very frequently in certain mental diseases, but they are not unknown among normal people, just as hallucinations occasionally occur in the healthy. Nevertheless they are certainly failures in functioning and, like dreams, which, in spite of their regular occurrence in healthy people, serve us as models of psychological disorder, they are abnormal structures. These phenomena are to be observed in two forms: the subject feels either that a piece of reality or that a piece of his own self is strange to him. In the latter case we speak of “depersonalisations” de-realisations and depersonalisations are intimately connected. There is another set of phenomena which may be regarded as their positive counterparts – what are known as fausse reconnaissance, déià vu, déjà raconté etc., illusions in which we seek to accept something as belonging to our ego, just as in the de-realizations we are anxious to keep something out of us. A naïvely mystical and unpsychological attempt at explaining the phenomena of “déjà vu” endeavours to find evidence in it of a former existence of our mental self.

Depersonalisation leads us on to the extraordinary condition of “double conscience”, which is more correctly described as “split personality”. But all of this is so obscure and has been so little mastered scientifically that I must refrain from talking about it any more to you.

It will be enough for my purposes if I return to two general characteristics of the phenomena of de-realisation. The first is that they all serve the purpose of defence they aim at keeping something away from the ego, at disavowing it. Now, new elements, which may give occasion for defensive measures, approach the ego from two directions – from the real external world and from the internal world of thoughts and impulses that emerge in the ego. It is possible that this alternative coincides with the choice between de-realisations proper and depersonalisations. There are an extraordinarily large number of methods (or mechanisms, as we say) used by our ego in the discharge of its defensive functions. An investigation is at this moment being carried on close at hand which is devoted to the study of these methods of defence: my daughter, the child analyst, is writing a book upon them. The most primitive and thoroughgoing of these methods, “repression”, was the starting point of the whole of our deeper understanding of psychopathology. Between repression and what may be termed the normal method of fending off what is distressing or unbearable, by means of recognising it, considering it, making a judgement upon it and taking appropriate action about it, there lie a whole series of more or less clearly pathological methods of behaviour on the part of the ego. May I stop for a moment to remind you of a marginal case of this kind of defence? You remember the famous lament of the Spanish Moors, “Ay de mi Alhama”, which tells how King Boabdil received the news of the fall of his city of Alhama. He feels that this loss means the end of his rule. But he will not “let it be true”, he determines to treat the news as “non arrive”. The verse runs:

las cartas echó en el fuego,

[“Letters had reached him telling that Alhama was taken. He threw the letters in the fire and killed the messenger.”]

It is easy to guess that a further determinant of this behaviour of the king was his need to combat a feeling of powerlessness. By burning the letters and having the messenger killed he was still trying to show his absolute power.

The second general characteristic of the de-realisations – their dependence upon the past, upon the ego’s store of memories and upon earlier distressing experiences which have since perhaps fallen victim to repression – is not accepted without dispute. But precisely my own experience on the Acropolis, which actually culminated in a disturbance of memory and a falsification of the past, helps us to demonstrate this connection. It is not true that in my schooldays I ever doubted the real existence of Athens. I only doubted whether I should ever see Athens. It seemed to me beyond the realms of possibility that I should travel so far – that I should “go such a long way”. This was linked up with the limitations and poverty of our conditions of life in my youth. My longing to travel was no doubt also the expression of a wish to escape from that pressure, like the force which drives so many adolescent children to run away from home. I had long seen clearly that a great part of the pleasure of travel lies in the fulfilment of these early wishes – that it is rooted, that is, in dissatisfaction with home and family. When first one catches sight of the sea, crosses the ocean and experiences as realities cities and lands which for so long had been distant, unattainable things of desire – one feels oneself like a hero who has performed deeds of improbable greatness.

I might that day on the Acropolis have said to my brother: “Do you still remember how, when we were young, we used day after day to walk along the same streets on our way to school, and how every Sunday we used to go to the Prater or on some excursion we knew so well? And now, here we are in Athens, and standing on the Acropolis! We really have gone a long way!” So too, if I may compare such a small event with a greater one, Napoleon, during his coronation as Emperor in Notre Dame, turned to one of his brothers – it must no doubt have been the eldest one, Joseph – and remarked: “What would Monsieur notre Père have said to this, if he could have been here today?”

But here we come upon the solution of the little problem of why it was that already at Trieste we interfered with our enjoyment of the voyage to Athens. It must be that a sense of guilt was attached to the satisfaction in having gone such a long way: there was something about it that was wrong, that from earliest times had been forbidden. It was something to do with a child’s criticism of his father, with the undervaluation which took the place of the overvaluation of earlier childhood. It seems as though the essence of success was to have got further than one’s father, and as though to excel one’s father was still something forbidden.

As an addition to this generally valid motive there was a special factor present in our particular case. The very theme of Athens and the Acropolis in itself contained evidence of the son’s superiority. Our father had been in business, he had had no secondary education, and Athens could not have meant much to him. Thus what interfered with our enjoyment of the journey to Athens was a feeling filial piety. And now you will no longer wonder that the recollection of this incident on the Acropolis should have troubled me so often since I myself have grown old and stand in need of forbearance and can travel no more.


These 3-D Models Offer a Digital Glimpse Into 3,000 Years of Athens’ History

The Golden Age of Athens is long over. But thanks to photographer-animator Dimitris Tsalkanis, you can still stroll through the ancient city during its most prosperous time—at least in digital form.

A native of Greece’s (modern) capital, Tsalkanis has spent the past 13 years recreating the long-gone chapters of Athens’ history with 3-D modeling software, reports Sarah Rose Sharp for Hyperallergic. The product, an aptly-named website called Ancient Athens 3D, is an immersive experience unto itself, featuring the city’s monuments and landmarks through seven periods that date as far back as 1200 B.C., during the Mycenaean era, up through the early modern period, during the 19th century A.D.

In crafting the site, which first launched in 2008, Tsalkanis let waves of architecture guide the delineations of his seven featured eras, whose start and end dates overlap with—but don’t perfectly match—those in textbooks, according to the Temps de la ville grecque. Selecting one of the periods from the site’s menu takes the user to a page with a brief history lesson and links to individual monuments, rendered with each era’s architectural additions.

The website takes a bit of an open-source approach, adding tweaks or updates every time new data on Athens’ ancient archaeology surfaces, all in service of maintaining as much accuracy as possible. That’s impressive, considering the artist does all of this as a side hustle: The project began as, and remains, a “personal creation, without any official backing whatsoever,” Tsalkanis tells Hyperallergic. “I had no previous experience on 3-D and I started experimenting in my spare time.”

Writing on the website, Tsalkanis is upfront about the limitations of his approach. Perfect reconstructions, he says, are “impossible” given how much of the city’s ancient architecture has been lost to time. But in broad strokes, the city’s biggest changes are made clear. The acropolis—the city’s ancient citadel—has its roots in the Mycenaean era, when the first Greek tribes arrived to settle the region, and has housed a regular rotation of monuments and palaces ever since. As the civilization grew, builders forged a wall around Athens, adding temples to honor the gods, including the Parthenon, the remains of which still stand in the city today.

Conflict, too, shaped the city, according to the website. Each time Athens changed hands in the wake of battle, conquest or foreign occupation, its architecture was retooled—or simply destroyed. A series of clicks is all it takes to trace how the city’s built presence waxes and wanes through the Greco-Persian War, the ages of Roman and Ottoman occupation, and more, all in stunning detail. As Tsalkanis explains to Hyperallergic, the site contains more than a history lesson: It also offers a glimpse into what daily life might have been like many millennia ago.

𔄛-D is an amazing tool to visualize the past and to simulate what the people who lived 2,500 years ago might have experienced while walking around Athens,” he says. “[It] gives us the opportunity to experiment in every way possible without harming the actual monuments.”

Since its debut, Ancient Athens 3D has been freely available as an educational tool. The site maintains a presence on YouTube, Facebook and Instagram. Tsalkanis may even turn the site into an app someday, giving history buffs the chance to take the ancient city with them wherever they might go.


Acropolis, Athens

The Acropolis of Athens and its monuments are universal symbols of the classical spirit and civilization and form the greatest architectural and artistic complex bequeathed by Greek Antiquity to the world. In the second half of the fifth century bc, Athens, following the victory against the Persians and the establishment of democracy, took a leading position amongst the other city-states of the ancient world. In the age that followed, as thought and art flourished, an exceptional group of artists put into effect the ambitious plans of Athenian statesman Pericles and, under the inspired guidance of the sculptor Pheidias, transformed the rocky hill into a unique monument of thought and the arts. The most important monuments were built during that time: the Parthenon, built by Ictinus, the Erechtheon, the Propylaea, the monumental entrance to the Acropolis, designed by Mnesicles and the small temple Athena Nike.

Description is available under license CC-BY-SA IGO 3.0

Acropole d'Athènes

L'Acropole d'Athènes et ses monuments sont le symbole universel de l'esprit et de la civilisation classiques, et forment le plus extraordinaire ensemble architectural et artistique légué par la Grèce antique au reste du monde. Dans la seconde moitié du Ve siècle avant JC, Athènes, suite à sa victoire sur les Perses et à l'établissement de la démocratie, prit un ascendant sur les autres Cités-États du monde antique. Durant cette période, alors que l'art et la pensée florissaient, un groupe exceptionnel d'artistes mit en &oeliguvre les plans ambitieux de Périclès, homme d'État athénien, et transforma, sous la direction éclairée du sculpteur Phéidias, la colline rocheuse en un monument unique d'esprit et d'arts. Les principaux monuments furent érigés à cette époque : le Parthénon, construit par Ictinus, l'Érechthéion, les Propylées, l'entrée monumentale de l'Acropole, dessinés par Mnesiclès et le petit temple d'Athéna Nikê.

Description is available under license CC-BY-SA IGO 3.0

أكروبول أثينا

يمكن اعتبار أكروبول أثينا الذي يجسد الحضارات والأساطير والأديان التي ازدهرت في اليونان منذ أكثر من ألف سنة والذي ترتفع فيه أربعة من أكبر تُحف الفن اليوناني الكلاسيكي، وهي معبد أثينا البارتينون ومدخل الأكروبول بروبيلي ومعبد أركيتون ومعبد الإلهة نيكي، عنصراً بارزاً في التراث العالمي.

source: UNESCO/ERI
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source: UNESCO/ERI
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Афинский Акрополь

Акрополь, содержащий напоминание о более чем тысячелетнем развитии цивилизаций, мифологии и религии, процветавших в Греции, является местом нахождения четырех величайших шедевров классического древнегреческого искусства &ndash Парфенона, Пропилей, Эрехтейона и храма Афины Паллады, которые могут рассматриваться, как символы всемирного наследия.

source: UNESCO/ERI
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Acrópolis de Atenas

La acrópolis de Atenas y sus monumentos son el símbolo universal de la civilización y el espíritu clásico, y forman el más extraordinario conjunto arquitectónico y artístico legado por la Grecia antigua al mundo entero. En la segunda mitad del siglo V a.C., después de su victoria en la guerra contra los persas y el establecimiento de la democracia, Atenas ocupó una posición dominante con respecto a las demás ciudades-estados de la Antigüedad. En este periodo de florecimiento del pensamiento y las artes, un grupo excepcional de artistas ejecutó los ambiciosos planes del estadista ateniense Pericles y transformó, bajo la inspirada dirección del escultor Fidias, un montículo rocoso en un monumento excepcional del arte y el espíritu. Fue en esta época cuando se erigieron los principales monumentos del sitio: el Partenón, construido por Ictino, los Propíleos, la entrada monumental de la Acrópolis diseñada por Mnesicles, el Erecteion y el pequeño templo de Atenea Niké.

source: UNESCO/ERI
Description is available under license CC-BY-SA IGO 3.0

アテネのアクロポリス
Acropolis, Athene

De Acropolis van Athene en haar monumenten zijn universele symbolen van de klassieke geest en beschaving. Ze vormen de grootste architectonische en artistieke complexen uit de Griekse Oudheid. In de eeuw na de overwinning tegen de Perzen en de stichting van de democratie, kreeg Athene een leidende positie. In die periode werden de ambitieuze plannen van de staatsman Pericles uitgevoerd. Onder leiding van de beeldhouwer Pheidias veranderde de rotsachtige heuvel in een uniek monument voor het denken en de kunst. De belangrijkste gebouwen uit die periode zijn het Parthenon, het Erechtheion, de Propyleeën, de monumentale entree tot de Acropolis en de kleine tempel van Athene Nike.

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Outstanding Universal Value

Brief synthesis

The Acropolis of Athens is the most striking and complete ancient Greek monumental complex still existing in our times. It is situated on a hill of average height (156m) that rises in the basin of Athens. Its overall dimensions are approximately 170 by 350m. The hill is rocky and steep on all sides except for the western side, and has an extensive, nearly flat top. Strong fortification walls have surrounded the summit of the Acropolis for more than 3,300 years. The first fortification wall was built during the 13th century BC, and surrounded the residence of the local Mycenaean ruler. In the 8th century BC, the Acropolis gradually acquired a religious character with the establishment of the cult of Athena, the city’s patron goddess. The sanctuary reached its peak in the archaic period (mid-6th century to early 5th century BC). In the 5th century BC, the Athenians, empowered from their victory over the Persians, carried out an ambitious building programme under the leadership of the great statesman Perikles, comprising a large number of monuments including the Parthenon, the Erechtheion, the Propylaia and the temple of Athena Nike. The monuments were developed by an exceptional group of architects (such as Iktinos, Kallikrates, Mnesikles) and sculptors (such as Pheidias, Alkamenes, Agorakritos), who transformed the rocky hill into a unique complex, which heralded the emergence of classical Greek thought and art. On this hill were born Democracy, Philosophy, Theatre, Freedom of Expression and Speech, which provide to this day the intellectual and spiritual foundation for the contemporary world and its values. The Acropolis’ monuments, having survived for almost twenty-five centuries through wars, explosions, bombardments, fires, earthquakes, sackings, interventions and alterations, have adapted to different uses and the civilizations, myths and religions that flourished in Greece through time.

Criterion (i):The Athenian Acropolis is the supreme expression of the adaptation of architecture to a natural site. This grand composition of perfectly balanced massive structures creates a monumental landscape of unique beauty, consisting of a complete series of architectural masterpieces of the 5th century BC: the Parthenon by Iktinos and Kallikrates with the collaboration of the sculptor Pheidias (447-432) the Propylaia by Mnesikles (437-432) the Temple of Athena Nike by Mnesikles and Kallikrates (427-424) and Erechtheion (421-406).

Criterion (ii): The monuments of the Athenian Acropolis have exerted an exceptional influence, not only in Greco-Roman antiquity, during which they were considered exemplary models, but also in contemporary times. Throughout the world, Neo-Classical monuments have been inspired by all the Acropolis monuments.

Criterion (iii): From myth to institutionalized cult, the Athenian Acropolis, by its precision and diversity, bears a unique testimony to the religions of ancient Greece. It is the sacred temple from which sprung fundamental legends about the city. Beginning in the 6th century BC, myths and beliefs gave rise to temples, altars and votives corresponding to an extreme diversity of cults, which have brought us the Athenian religion in all its richness and complexity. Athena was venerated as the goddess of the city (Athena Polias) as the goddess of war (Athena Promachos) as the goddess of victory (Athena Nike) as the protective goddess of crafts (Athena Ergane), etc. Most of her identities are glorified at the main temple dedicated to her, the Parthenon, the temple of the patron-goddess.

Criterion (iv): The Athenian Acropolis is an outstanding example of an architectural ensemble illustrating significant historical phases since the 16th century BC. Firstly, it was the Mycenaean Acropolis (Late Helladic civilization, 1600-1100 BC) which included the royal residence and was protected by the characteristic Mycenaean fortification. The monuments of the Acropolis are distinctly unique structures that evoke the ideals of the Classical 5th century BC and represent the apex of ancient Greek architectural development.

Criterion (vi): The Acropolis is directly and tangibly associated with events and ideas that have never faded over the course of history. Its monuments are still living testimonies of the achievements of Classical Greek politicians (e.g. Themistokles, Perikles) who lead the city to the establishment of Democracy the thought of Athenian philosophers (e.g. Socrates, Plato, Demosthenes)and the works of architects (e.g. Iktinos, Kallikrates, Mnesikles) and artists (e.g. Pheidias, Agorakritus, Alkamenes). These monuments are the testimony of a precious part of the cultural heritage of humanity.

The Acropolis of Athens contains within its boundaries all the key attributes that convey the property’s Outstanding Universal Value, as an ensemble of unique splendor in excellent condition. The perfection of ancient building techniques ensured the resistance of the monuments to natural forces through time. Despite the unavoidable damage of time, they still display their beauty and convey their inestimable artistic and historic value, preserving all the features that directly and tangibly associate them with the events and ideas of Democracy and Philosophy. Inevitably, t he vicissitudes of history between the 5th century BC and our days have caused extensive damage that is being successfully addressed with the ongoing restoration and conservation works, which increase both the stability and the legibility of the monuments.

Authenticity

The authenticity of the Acropolis hill, crowned with the masterpieces of Greek Classical art and architecture, is well preserved. In order to maintain the authenticity and structural integrity of the monuments, an integrated intervention begun in 1975 and continues today. The works are based on clear theoretical and scholarly foundations, and follow the principles of the Venice Charter. The interventions are limited to the absolutely necessary and respect the ancient structural system, while remaining consistent with the principle of reversibility. Moreover, the techniques and the tools used for the restoration works are similar to those of the ancient craftspeople, while the white marble used for completing the eroded architectural elements is quarried from the same mountain as in antiquity (Mt. Penteli). Therefore, the restorations are fully compatible with the original parts of the monuments.

Protection and management requirements

The Acropolis has been operating as an archaeological site since 1833, shortly after the establishment of the modern Greek State. Nowadays, the property is strongly protected under the provisions of Law No 3028/2002 on the “Protection of Antiquities and Cultural Heritage in general”. Moreover, the Acropolis and its surroundings, which constitute monuments en soi, are protected by legislative decrees (Ministerial Decrees F01/12970/503/25.2.82 concerning the designation of its buffer zone and F43/7027/425/29.1.2004 concerning the designation of the peripheral zone of the city of Athens and imposing obligatory control before issuing any building or development permit within its boundaries). The fact that the property’s buffer zone is a protected archaeological area itself, along with the implementation of the strict legal framework – especially for the urban tissue in the historical centre of Athens since 2002 – and the intense monitoring by the competent Ephorate, ensure that urban development pressures are adequately addressed. Special protection is provided by the Presidential Decree No 24/2007, which declares the Acropolis area a no-fly zone.

The property is under the jurisdiction of the Ministry of Culture, Education and Religious Affairs, through the Ephorate of Antiquities of Athens, its competent Regional Service, which is responsible for the site’s security and protection, as well as the implementation of an efficient site and visitors’ management system. Moreover, the Ministry of Culture, Education and Religious Affairs implements the legislative decrees concerning the safeguarding of the property and its peripheral zone (which corresponds to the boundaries of the ancient city of Athens and its surroundings) and ensures the visual integrity of the site. Especially for the restoration, protection and monitoring of the property, an advisory body, the Committee for the Restoration and Conservation of the Acropolis Monuments, was founded in 1975 and is responsible for planning, directing and supervising the interventions. In 1999, the establishment of the Αcropolis Restoration Service allowed to increase the academic and technical personnel and made the immense development of the restoration works possible, under the supervision of the aforementioned Committee and in cooperation with the competent Ephorate. The extensive research programme and the methodology implemented are innovative in this field and act as a reference point for other restoration projects. The financial resources for the works on the site are derived from the State budget as well as from European Union funds.

Special attention has been paid to the accessibility of the site, to pathways and to visitor facilities, especially for disabled people. Furthermore, emergency plans for visitor security and scientific studies for the protection of the site, such as monitoring of earthquake activity, are being carried out.

The New Acropolis Museum (inaugurated in 2009), in which most of the original sculptural and/or architectural pieces of the monuments are conserved, the on-going project “Unification of the Archaeological Sites of Athens”, as well as the long-term conservation works will enhance the protection and the presentation of the property.



The Acropolis with the Parthenon at the top with the odeion of Herodes Atticus under it.

Probably nothing represents Greek architecture better than the Acropolis. The most famous building is the Parthenon. The Acropolis has been in continuous use by the inhabitants of Athens, as a religious center, from the Mycenaean period (1500-1100 BC) until it was Christianized in 429 AD. The original Acropolis was destroyed by the Persians in 479 BC and what we see today was built under the leadership of Perikles 30 years later. He envisioned Athens as the leader of a panhellenic confederacy, as an ideal democracy, and above all as a city with magnificent edifices, temples, public buildings, and theatres. The primary building material was marble from quarries nearby. The marble was very strong and could hold very large loads of weight.

Certainly the most significant and ambitious project of Perikles involved the construction of the Acropolis. With Pheidias as adviser, the plans were soon laid. First and foremost would be the Parthenon, a large temple to goddess Athena Parthenos, then would follow the monumental entrance to the sacred rock, the Propylaia. Third in order would be the small temple of Athena Nike. And finally would come the temple to Athena Polias, the Erechtheion. This would replace the "Old Temple", burned down by the Persians.

The photo to the right shows the Parthenon on top of the Acropolis. Below is the theater or odeion of Herodes Atticus.

Historian John Julius Norwich said, "The Parthenon enjoys the reputation of being the most perfect Doric temple ever built. Even in antiquity, its architectural refinements were legendary, especially the subtle correspondence between the curvature of the stylobate, the taper of the naos walls and the entasis of the columns." Entasis refers to the slight bulge of the columns as they rise. Many of its proportions approximate the golden ratio, in which the sides are a par a+b where (a+b)/a = a/b = &phi (phi). The internal Doric colonnades are in two tiers to support the roof, a total of 19 pillars. It has 46 exterior Doric columns with the corner columns slightly larger in diameter.

The Erechtheion consists of three almost independent sections (the main temple, the north extension and the porch of the Karyatides) with three separate roofs, and is built at four different levels. Ionic columns of three different dimensions and proportions are used. Use is also made of Korai as supports for the entablature - the famous Karyatides. The temple is divided into two main parts, the east devoted to Athena Polias and the west to Poseidon-Erechtheus. The Erechtheion is the finest expression of the Ionic order, yet the building loses none of the classical Attic architecture.

On Athena's birthday, once every four years, the Panathenaic games would be held. The vase to the left was given to the winner of one event of the games. This ceramic prize, amphora, has Athena in archaic form on one side, wearing a helmet, and carrying a shield and spear. On the other is a representation of the event for which the vessel was awarded, in this case a foot race.

Most of the architecture on the Acropolis was built several hundred years before Paul's visit described in Acts 17. It is assumed it was well maintained since the Athenians were so diligent in worshipping their gods. He would have had a good view of the Acropolis from where he preached. Below is an aerial view of the Acropolis and Mars Hill (Areopagus).


Move mouse over image to see where Mars Hill is.

The photo to the right is the Areopagus (Mars Hill or Aeros Hill) viewed from the Acropolis.

The Areopagus refers to either the location, or the council that meets there. In Greek mythology, Mars killed the son of Neptune and was tried for the murder here before twelve gods as judges. The Areopagus was the location where the judges convened who had jurisdiction of capital offences. The court itself was called Areopagus after the place where it met. It may be that when Paul was taken to the Areopagus, he was actually being tried.

16 While Paul was waiting for them in Athens , he was greatly distressed to see that the city was full of idols . 17 So he reasoned in the synagogue with the Jews and the God-fearing Greeks, as well as in the marketplace day by day with those who happened to be there. 18 A group of Epicurean and Stoic philosophers began to dispute with him. Some of them asked, "What is this babbler trying to say?" Others remarked, "He seems to be advocating foreign gods." They said this because Paul was preaching the good news about Jesus and the resurrection. 19 Then they took him and brought him to a meeting of the Areopagus , where they said to him, "May we know what this new teaching is that you are presenting? 20 You are bringing some strange ideas to our ears, and we want to know what they mean." 21 (All the Athenians and the foreigners who lived there spent their time doing nothing but talking about and listening to the latest ideas.)

22 Paul then stood up in the meeting of the Areopagus and said: "Men of Athens! I see that in every way you are very religious. 23 For as I walked around and looked carefully at your objects of worship , I even found an altar with this inscription: TO AN UNKNOWN GOD . Now what you worship as something unknown I am going to proclaim to you. 24 "The God who made the world and everything in it is the Lord of heaven and earth and does not live in temples built by hands. 25 And he is not served by human hands, as if he needed anything, because he himself gives all men life and breath and everything else. 26 From one man he made every nation of men, that they should inhabit the whole earth and he determined the times set for them and the exact places where they should live. 27 God did this so that men would seek him and perhaps reach out for him and find him, though he is not far from each one of us. 28 'For in him we live and move and have our being.' As some of your own poets have said, 'We are his offspring.' 29 "Therefore since we are God's offspring, we should not think that the divine being is like gold or silver or stone--an image made by man's design and skill . 30 In the past God overlooked such ignorance, but now he commands all people everywhere to repent. 31 For he has set a day when he will judge the world with justice by the man he has appointed. He has given proof of this to all men by raising him from the dead."

32 When they heard about the resurrection of the dead, some of them sneered, but others said, "We want to hear you again on this subject." 33 At that, Paul left the Council . 34 A few men became followers of Paul and believed. Among them was Dionysius, a member of the Areopagus, also a woman named Damaris, and a number of others. - Acts 17:16-34

Again in this passage, verse 26, we see God's plan in time.

Paul used what was relevant to the Athenians to preach about Jesus. He used their art as an illustration. The Greek poets Paul quotes from are Epimenides the Cretan (600 BC) and Aratus (310 BC).


Highlights

Perched atop a hill of limestone, an ancient she-warrior, an all-knowing seer, and staunch revelator watches over her realm. A physical statement of mythological beginnings and intellectual prowess. If you have ever visited modern-day Athens, at any time, from almost anywhere in the city, you can look up and view the ancient site of the Acropolis with its beauty of the past, the Parthenon, a focal feature in this celebrated Greek city.

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Perched atop a hill of limestone, an ancient she-warrior, an all-knowing seer, and staunch revelator watches over her realm. A physical statement of mythological beginnings and intellectual prowess. If you have ever visited modern-day Athens, at any time, from almost anywhere in the city, you can look up and view the ancient site of the Acropolis with its beauty of the past, the Parthenon, a focal feature in this celebrated Greek city.

On this live online tour from home, join a local Athenian guide as they take you from their home to yours and into the centuries where a small village in Greece became the seat of western culture. Through mythological tales of Gods, and more importantly for this subject, Goddesses, come to learn of our ancient past and present purpose. Your guide, who has a storied background in archeology, will share with you the most important aspects of Athens through the use of visuals, video, and expert storytelling.

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