Quel est le sens de ce court passage de la « Révolution française » de Thomas Carlyle ?

Quel est le sens de ce court passage de la « Révolution française » de Thomas Carlyle ?

Regardez-le, d'Aiguillon ; brusquement comme tu l'as fait, depuis le Moulin de Saint-Cast, sur Quiberon et les envahisseurs anglais ; toi, 'couvert sinon de gloire encore de repas !' La fortune a toujours été considérée comme inconstante : et chaque chien n'a que son jour.

Je lis celui de Thomas Carlyle Révolution française. Mais j'ai beaucoup de mal à comprendre cette phrase du Volume 1 Chapitre 1 'Louis le Bien-Aimé'.

Merci beaucoup à tous ceux qui pourront m'expliquer cela.


Prendre une seule déclaration, complètement hors de son contexte, sera rarement utile pour comprendre le sens de la déclaration.

La première étape est donc de collecter le texte environnant, dans l'espoir qu'il existe des références qui pointent vers des sources nous informant de qui, quand et où la déclaration fait référence. Cela est particulièrement vrai lorsqu'il s'agit de personnes et d'événements historiques, qui étaient à l'époque de notoriété publique, mais moins aujourd'hui.

Dans ce cas nous avons

  • Duc d'Aiguillon 1720 - 1788
  • Bataille de Saint Cast 1758
    • Victoire française contre les Britanniques

En tant que commandant français, le duc d'Aiguillon est donc le vainqueur de la bataille.
Des sources françaises ont affirmé que pendant la bataille, le duc d'Aiguillon était diverti par le meunier à son quartier général.

comme tu l'as fait, depuis le Moulin de Saint-Cast, sur Quiberon et les envahisseurs anglais

  • tout en observant la bataille de l'intérieur du moulin, où il se divertissait

tu « couverts sinon de gloire encore de farine ! » La fortune n'a jamais été considérée comme inconstante: et chaque chien n'a que sa journée.

  • il a eu de la chance d'avoir son jour de gloire, bien qu'il n'ait rien fait pour le gagner (mais au moins a eu un repas)

C'est, du moins, comment je le comprendrais sur la base du contexte trouvé ci-dessous.


La Révolution française une histoire Volume 1, Chapitre 1, Pages 4 et 5

MORT DE LOUIS XV.

Ainsi est-il écrit ; en mémoire durable de cette année 1744. Trente autres années se sont écoulées ; et « ce grand Prince » est à nouveau malade ; mais dans combien de circonstances changées maintenant ! Les églises ne retentissent pas de gémissements excessifs ; Paris est stoïquement calme : les sanglots n'interrompent aucune prière, car en effet aucune n'est offerte ; à l'exception des Litanies des Prêtres, lues ou chantées à un taux horaire fixe, qui ne sont pas susceptibles d'interruption. Le berger du peuple a été ramené du Petit Trianon, le cœur lourd, et couché dans son propre château de Versailles : le troupeau le sait, et n'y fait pas attention. Tout au plus, dans le flot incommensurable de la parole française (qui ne s'arrête pas jour après jour, et ne reflue que vers les petites heures de la nuit), que celle de la maladie royale surgisse de temps en temps comme un article de nouvelle. Les paris sont sans aucun doute dépendants ; non, certaines personnes « s'expriment bruyamment dans les rues ». Mais pour le reste, sur champ vert et ville à clochers, le soleil de mai brille, le soir de mai s'estompe ; et les hommes font leurs affaires utiles ou inutiles comme si aucun Louis n'était en danger.

Dame Dubarry, en effet, pouvait prier, si elle en avait le talent ; Le duc d'Aiguillon aussi, Maupeou et le Parlement Maupeou : ceux-là, assis dans leurs hautes places, la France attelée sous leurs pieds, savent bien sur quelle base ils s'y tiennent. Regardez-le, d'Aiguillon ; brusquement comme tu l'as fait, depuis le Moulin de Saint-Cast, sur Quiberon et les envahisseurs anglais ; tu « couverts sinon de gloire encore de farine ! » La fortune a toujours été considérée comme inconstante : et chaque chien n'a que son jour.

Emmanuel-Armand de Richelieu, duc d'Aiguillon dans le cadre de la

Bataille de Saint Cast

Pendant ce temps Richelieu, duc d'Aiguillon, commandant militaire de la Bretagne, avait rassemblé quelque 12 bataillons d'infanterie de ligne régulière, dont les Régiments de Royal Vaisseaux, Volontaire Étranger, Bourbon, Bresse, Quercy, Penthièvre et Marmande, de la garnison de Saint Malo une brigade des régiments de Fontenay-le-Comte, Brie et Boulonnais ; six escadrons de cavalerie, quelques compagnies de milice côtière et plusieurs batteries d'artillerie. L'armée française de 8.000 ou 9.000 hommes, commandée en campagne par le marquis d'Aubigné, marchait rapidement sur Saint Cast depuis Brest en passant par la ville de Lamballe et depuis la ville de Dinan.

Alors que les Britanniques poursuivaient de telles expéditions contre les colonies françaises et les îles hors de portée des forces terrestres françaises, il s'agissait de la dernière tentative d'une expédition amphibie en force contre les côtes françaises pendant la guerre de Sept Ans. Le fiasco de l'embarquement depuis Saint Cast contribua à convaincre le Premier ministre britannique Pitt d'envoyer à la place de l'aide militaire et des troupes combattre aux côtés de Ferdinand et de Frédéric le Grand sur le continent européen. Le potentiel négatif d'un autre désastre et les dépenses d'expéditions de cette taille étaient considérés comme supérieurs au gain temporaire des raids.

Les Français avaient ceci à dire sur leur propre performance :

"si les Bretons s'étaient couverts de gloire, le petit Duc (d'Aiguillon) s'était couvert de farine." (si les Bretons étaient couverts de gloire, le petit duc était couvert de farine.) Il s'agit de l'emplacement du siège au moulin du Moulin d'Anne, où l'on raconte que le duc était reçu par le meunier.

L'article de Wikipédia semble confirmer qu'au cours de la bataille, pour laquelle le duc d'Aiguillon est célèbre pour

  • il était en fait occupé ailleurs, étant diverti par le meunier

Il [Duc d'Aiguillon] est mort, oublié, en 1788

Après cette « réalisation » majeure, aucune autre prétention à la gloire n'a été rappelée.

Assez triste languissait le duc d'Aiguillon, il y a quelques années ; couvert, comme nous l'avons dit, de farine ; non avec pire. Car La Chalotais, le parlementaire breton, l'accusait non seulement de poltronie et de tyrannie, mais même de commotion cérébrale (pillage officiel d'argent) ; à quelles accusations il était plus facile de se faire « écraser » par des influences d'arrière-plan que d'obtenir une réponse : ni les pensées, ni même les langues, des hommes ne pouvaient être liées. Ainsi, sous une éclipse désastreuse, avait-il plané ce petit-neveu du grand Richelieu ; non vénéré par le monde ; le résolu Choiseul, l'homme brusque et fier, le méprisant ou même l'oubliant. Peu de perspectives que de se glisser en Gascogne, d'y reconstruire Château*, et d'y mourir sans gloire ! Cependant, en l'an 1770, un certain jeune soldat, nommé Dumouriez, revenant de Corse, put voir « avec peine, à « Compiégne, la vieille. Roi de France, à pied, avec « chapeau relevé, en vue de son armée, au côté d'un « magnifique phaéton, rendant hommage au - Dubarry ».