Le baron Dominique Vivant Denon

Le baron Dominique Vivant Denon

Le Baron Dominique Vivant Denon.

© Photo RMN-Grand Palais - D. Arnaudet / H. Lewandowski

Date de publication : mars 2016

Contexte historique

Le ministre des Arts de Napoléon

Dominique Vivant de Non (devenu après la Révolution, Vivant Denon), est issu d’une famille de petite noblesse de Châlon-sur-Saône. Doué d’une inépuisable curiosité, c’est à ses propres collections qu’il consacre sa retraite tout en restant un homme du monde parisien.

Analyse des images

Un portrait officiel

Durant toute sa carrière Denon fut maintes fois portraituré. Sa vie a également fait l’objet de tableaux pittoresques, comme l’épisode où, durant la guerre d’Espagne, il remit dans leur tombeau, violé par les armées françaises, les ossements du Cid et de Chimène (dessins par Zix, Strasbourg, musée des Beaux-Arts, et Châlon-sur-Saône, musée Denon ; tableaux par Roehn, Paris, Louvre, et par Alexandre Evariste Fragonard, Saint-Quentin, musée Antoine-Lécuyer). Son portrait par Robert-Lefèvre, exécuté en 1808, alors qu’il est en pleine activité, est le plus officiel. La vivacité du caractère et l’intelligence du modèle se retrouvent dans son visage. Le peintre, à dessein, représente toutefois Denon en train de feuilleter le recueil de gravures du XVIIe siècle exécutées par Jean Pesne, reproduisant l’essentiel de l’œuvre de Poussin.

Interprétation

Avec peu d’accessoires, Robert-Lefèvre, dont la réputation comme portraitiste n’était dépassée alors que par celle de Gérard, sait donner une certaine profondeur à une image sinon très simple.
Ce portrait fait directement référence à la passion du collectionneur. Le goût de Dominique Vivant Denon pour la gravure allait en effet aux œuvres classiques et sévères, ce qui est le cas de celles de Jean Pesne qui a laissé près de cinquante planches d’après Poussin (dont pourtant aucun volume ne figura à son inventaire après décès). Mais ce tableau vient surtout rappeler à ses détracteurs qu’en étant l’un des principaux révélateurs de l’art égyptien aux Français, Vivant Denon n’en est pas moins resté le dépositaire et le garant de la transmission d’une culture classique dont Poussin est le parfait exemple.

  • musée
  • portrait officiel
  • Vivant Denon (Dominique)

Bibliographie

Dominique Vivant Denon, l’œil de Napoléon catalogue de l’exposition, Paris, RMN, 1999.

Pour citer cet article

Barthélemy JOBERT et Pascal TORRÈS, « Le baron Dominique Vivant Denon »


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